Besnik Hasi, "plus" l'homme de la situation ? Il ne l'a... jamais été
Photo: © photonews
Besnik Hasi est sous pression avant de se rendre à Sclessin : selon certaines sources, tout autre résultat qu'une victoire au Standard et il prendrait la porte. L'erreur a pourtant été commise...en juin dernier.
"Besnik Hasi est-il encore l'homme de la situation ?" : la question est sur les lèvres de nombreux observateurs du RSC Anderlecht après la contre-performance contre Dender - et le 5/18 des Mauves en championnat.
Certains soulignent que Hasi n'est pas "le seul" responsable de la situation actuelle : les joueurs ne prendraient pas leurs responsabilités, le noyau ne serait pas équilibré... etc, etc. Le fait est que Besnik Hasi n'a fait progresser absolument aucun joueur à titre individuel depuis sa prise de fonctions avant les Playoffs 2025.
Besnik Hasi était une erreur de casting dès le début
Les progrès de Nathan De Cat ? Ils tiennent au génie et au talent pur du "ket", qui se serait développé sous David Hubert aussi - ou sous vous et moi, pour être honnête. Ceux de Nilson Angulo ? On peut (on doit) les remettre en question après un début de saison en trompe-l'oeil, tant l'Equatorien est fantômatique ces derniers mois.
Le reste de l'équipe ? Seul Marco Kana a réellement progressé, et sans surprise, il a ouvertement défendu son coach, affirmant que le vestiaire était encore derrière lui (avant la série folle de novembre). On vous défie tout de même de trouver un joueur ayant un jour déclaré le contraire devant les caméras, a fortiori à Anderlecht où tout le monde sait comment parler aux médias.
Le fait est qu'au delà d'une réelle amélioration nécessaire dans la mentalité et l'attitude, qu'on peut en effet attribuer à Hasi, le jeu anderlechtois n'a absolument pas progressé depuis le début de la saison - s'il n'a pas même régressé.
Bertaccini, Hazard, Angulo ont été pointés du doigt par leur coach ce dimanche : ils "manquent d'automatismes", ne se trouvent pas. Breaking news : c'est... au coach de créer ces automatismes. Mais depuis sa prise de fonctions, Hasi n'a jamais parlé football, idées, schéma de jeu. Seulement mentalité, grinta, attitude - un discours qui ne marche qu'un certain temps.
La question n'est pas de savoir si Besnik Hasi est "encore" l'homme de la situation : il ne l'a jamais été, et le prolonger en juin dernier était le "péché originel" de la saison du RSC Anderlecht. Une erreur que le Sporting traîne toujours, car si se séparer du T1 est une chose, lui trouver un remplaçant digne de ce nom en est une autre. Le vin est tiré, il faut le boire, veut l'expression, mais il commence à avoir un sérieux goût de bouchon...
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