Analyse Un "champion" d'Afrique sur la route des Diables rouges en 1/16e de finale ?

Fabien Chaliaud, journaliste football
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Un "champion" d'Afrique sur la route des Diables rouges en 1/16e de finale ?
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La Belgique a finalement terminé première de son groupe, mais elle ne connaît pas encore son prochain adversaire. Voici les quatre pays qui pourraient se dresser sur la route des "Diables rouges" en 1/16e de finale.

Cinq buts et la première place du groupe ! Après des débuts poussifs, les "Diables rouges" ont lancé leur Coupe du monde en s'imposant largement contre la modeste Nouvelle-Zélande (5-1), tout en profitant du partage entre l’Égypte et l’Iran dans le "match des Fiertés". Cette première place est aussi une bonne nouvelle puisque nos compatriotes disputeront leur 1/16e de finale à Seattle, à proximité de leur camp de base. Mais contre quel adversaire ? Celui-ci n'est pas encore connu.

Un 1/16e le 1er juillet à 22 heures

Outre le lieu de ce 1/16e de finale, on connaît aussi la date : le 1er juillet à 22 heures. En revanche, l'adversaire qui se présentera au Lumen Field ce jour-là ne sera peut-être pas un oiseau pour le chat. Voici les quatre pays que pourrait affronter notre équipe nationale.

Le plus coriace : le Sénégal 

Pour l'instant et en attendant la fin du premier tour, notre adversaire le plus probable serait un fameux morceau : le Sénégal. Troisièmes du groupe I, derrière la France et la Norvège, les finalistes, un temps vainqueurs, de la dernière Coupe d'Afrique des nations représenteraient un beau défi pour la bande à Thibaut Courtois et Kévin De Bruyne.

Cependant, il ne faut pas non plus oublier que les "Lions de la Teranga" vivent un début de compétition en deçà de leurs attentes. Ils ont été battus de façon méritée par la France et la Norvège, ce qui n'est pas honteux en soi, mais c'est surtout la proposition footballistique des hommes de Pape Thiaw qui a déçu.

Symboles de cette débâcle lors des deux premières joutes : Kalidou Koulibaly et Edouard Mendy. Le défenseur central, que l'on a bien connu à Genk, a été impliqué dans cinq des six buts concédés contre la France et la Norvège. Lors de ce dernier match, il a même été sorti avant la fin, à la demande, selon certaines rumeurs, de cadres de l'équipe comme Sadio Mané et Idrissa Gueye.

Quant à l'ancien gardien de Chelsea, désormais entre les perches d'Al-Ahli en Arabie Saoudite, il a réalisé quelques brillantes interventions avant d'être bien moins à son avantage sur certains buts encaissés par les siens.

Conclusion ? Lors de la victoire 5-0 contre l'Irak, le duo est resté sur le banc. Mendy a été suppléé par Mory Diaw, qui défend les cages du Havre. Koulibaly a cédé sa place à Abdoulaye Seck, qui évolue au Maccabi Haïfa dans le championnat israélien. Mais ce dernier a été remplacé peu avant l'heure de jeu par Pathé Ciss, qui joue habituellement au milieu de terrain. Mais c'était surtout pour apporter un plus offensivement, alors que le Sénégal devait marquer le plus de buts possibles pour bien figurer parmi les meilleurs troisièmes. 

Cette large victoire contre l'Irak, tout comme celle de nos "Diables rouges" contre la Nouvelle-Zélande, devrait avoir redonné du moral aux "Lions de la Teranga", habitués des matchs couperets lors des dernières CAN.

La Corée du Sud, pour une fois pas au premier tour

La seconde possibilité serait d'affronter la Corée du Sud, un adversaire que nous avons souvent croisé en Coupe du monde. Ce serait en effet le quatrième duel dans la compétition, depuis le premier en 1990, en Italie. Ce serait par contre la première fois dans le cadre d'un match à élimination directe.

Jusqu'à présent, le bilan est favorable aux "Diables", vainqueurs deux fois et auteurs d'un partage en 1998. En 2014, la Belgique s'était imposée à Sao Paulo grâce à un but de Jan Vertonghen.

Lors du premier tour, la Corée pensait avoir réalisé le plus difficile en se payant le scalp de la République tchèque. Espoirs déçus puisqu'ils ont perdu leur dernier match contre l'Afrique du Sud d'Hugo Broos. Même si elle n'a plus une équipe aussi performante qu'en 2002 et que certains de ses cadres ne sont plus dans leurs meilleures années, il conviendra de se méfier des Son Heung-min, Kim Min-jae, Lee Kang-in, sans oublier Oh Hyeon-gyu, passé par Genk et auteur d'une jolie réalisation contre les Tchèques.

Du football RedBull ou des Fennecs sur courant alternatif

Le troisième adversaire dépendra de l'issue du groupe J où Autriche et Algérie doivent encore s'affronter pour savoir qui terminera 2e et 3e derrière l'Argentine de Lionel Messi.

On serait bien tenté de dire que "Das Team", au regard de l'opposition qu'elle a offerte contre le champion du monde en titre, est la grande favorite de ce duel. Et ce ne serait pas plus mal d'éviter cette équipe énergique, capable d'imposer un gros pressing au milieu. Et avec des Gregoritsch, Sabitzer, Baumgartner ou Wimmer, il y a des éléments capables de mettre notre arrière garde en difficulté.

Rappelons que sur le chemin de l'Euro 2024, nos "Diables rouges" avaient déjà défié l'Autriche. Ils avaient été accrochés au stade roi Baudouin (1-1) et s'étaient imposés dans la douleur (2-3), à Vienne. Rien d'insurmontable, mais un piège à éviter si possible.

Quant à l'Algérie, difficile de ne pas oublier notre retour au Mondial après 12 ans d'absence, en 2014. Pour son premier match, à Belo Horizonte, les Belges butent contre le bloc algérien organisé par Vahid Halilhodzic. Et une faute évitable de Jan Vertonghen a permis aux "Fennecs" de prendre l'avance. En deuxième mi-temps, Marc Wilmots fera monter Marouane Fellaini et Dries Mertens qui renverseront la vapeur. 

Cette cuvée 2026 de l'Algérie est moins costaude sur le papier. Les choix du sélectionneur Vladimir Petkovic ne font pas toujours l'unanimité et le contenu proposé jusqu'ici aux États-Unis est loin de rassurer. Contre la Jordanie, les "Fennecs" s'en sont remis aux phases arrêtées (dont une conclue victorieusement par l'ancien flop de Charleroi Nadhir Benbouali), un domaine qui leur permet souvent de sortir la tête de l'eau et qui n'est justement pas l'un des points forts de nos "Diables rouges".

Mais le défi reste largement à la portée des nôtres, surtout que contrairement aux gardiens rencontrés jusqu'ici, Luca Zidane est loin d'avoir dans les gants le même talent que son père avait dans les pieds. Un talon d'Achille qui pourrait jouer un vilain tour aux Algériens.

 

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