Le billet de Dupk : l'arc-en-ciel monochrome des clubs belges
Dirk Diederich
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Le billet de Dupk : l'arc-en-ciel monochrome des clubs belges
Photo: © SC

Il y a un mois, les clubs belges s'offraient un carton plein en Europe. Cette semaine, le carton a été troué à la mitraillette des illusions perdues.

De l'euphorie à la sinistrose, il n'y a qu'un pas, un petit pas, un léger mouvement qui transforme un sourire en rictus. La copie remise par trois de nos quatre clubs encore en lice sur la scène européenne nous a fait déchanter à l'image des Diables.

A Chelsea, Genk a été grotesque. Inqualifiable même, dans tous les sens du terme. L'équipe moyenne transformée en un onze enthousiaste comme par un coup de baguette magique de Franky Vercauteren est redevenue une équipe médiocre deux mois à peine après le départ de son mentor. Mario Been parait dépassé par les événements. Affichant un sens tactique et une naiveté triste qui par comparaison feraient passer Georges Leekens pour un Mourinho ou un Villas-Boas.

Le Standard est un peu dans le même bateau. Certes, hier, contre une équipe de Poltava qui doit valoir une bonne équipe de Lommel, les Rouches n'ont pas perdu. Après la Chelsite qu'ils se sont tapés dimanche dernier au Constamford Bridge Vanden Stock, c'est déjà ça, diront les optimistes.  Mais les départs de Witsel, Defour et Carcela n'ont pas été digérés et ne le seront probablement plus cette saison. Car ces trois joueurs, -cet entrejeu-, étaient tout bonnement irremplaçables à court terme.

Tout le contraire du Sporting d'Anderlecht qui en perdant Lukaku et Boussoufa s'est sans doute rendu un fieffé service, d'autant qu'ils ont été avantageusement remplacés. Mbokani, Jovanovic et Vargas, c'est du lourd. Et l'éclosion soudaine de Matias Suarez n'est peut-être pas si fortuite que ça. En effet, le jeu du Sporting a gagné en variété et échappe désormais au canevas monolithique de la saison passée. Ce Sporting peut aller loin cette saison. Le titre ne devrait pas lui échapper et un beau parcours en Europa League lui semble promis.

 Enfin, Bruges a démontré toutes ses limites. Un jeu propre mais prévisible (à l'image du Sporting de la saison passée?) qui s'il ne parvient à s'imposer est tout bonnement à la ramasse. Birmingham, une D2 anglaise, a amené le débat sur le terrain physique et les Blauw en Zwart de Koster ont été incapables de s'adapter, voire d'accélérer. Le renouveau brugeois ressemble déjà à un pétard mouillé, du moins sur la scène internationale.

Mais bon! Trève de pessimisme. Car de la sinistrose à l'euphorie, il n'y a qu'un pas, un petit pas, un léger mouvement qui transforme un rictus en sourire.

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