Hans Cornelis prolonge la série : la statistique folle de Charleroi depuis son retour parmi l'élite

Hans Cornelis prolonge la série : la statistique folle de Charleroi depuis son retour parmi l'élite
Photo: © photonews
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Charleroi continuera donc la saison avec Hans Cornelis comme entraîneur principal. Un choix logique mais qui confirme tout de même une certaine audace en la matière de la part de la direction depuis plusieurs années.

Cela semblait cousu de fil (noir et) blanc, mais il manquait encore l'officialisation : hier soir, Mehdi Bayat a, le jour de son anniversaire, annoncé au groupe qu'Hans Cornelis était bel et bien confirmé comme T1. De quoi poursuivre le stage dans un contexte clair pour tout le monde.

Voir Cornelis confirmé comme successeur de Rik De Mil est tout sauf illogique : au-delà du 5 sur 9 contre l'Union Saint-Gilloise, Genk et Anderlecht, c'est la qualité de jeu affichée face à ces trois équipes du top qui a impressionné, plaidant la cause de l'intérimaire.

Un risque qui n'en est pas vraiment un

Hans Cornelis connaissait déjà parfaitement le groupe, le voir prendre la relève est donc gage d'une certaine continuité avec le projet mis en place par Rik De Mil, mais aussi la promesse de ne pas devoir passer par une nouvelle période d'adaptation en allant chercher un entraîneur extérieur.  D'autant que l'ancien adjoint a tout de même une petite expérience comme T1 : c'est lui qui a ramené Lokeren de la D2 Amateurs au football professionnel.

Il n'avait toutefois pas encore la moindre saison comme entraîneur principal en D1A au compteur. Pas un problème pour la direction carolo au regard de ses choix ces dernières années. On serait même presque tenté d'écrire que cela a joué en sa faveur.

Cornelis est le sixième entraîneur différent à prendre les rênes du Sporting depuis le retour du club parmi l'élite en 2012. Parmi ces six entraîneurs, aucun n'avait une saison entière en tant que T1 au compteur en première division au moment de débuter au Mambourg. Seul Felice Mazzù disposait de cette expérience lors de son deuxième passage.

Yannick Ferrera, Felice Mazzù, Karim Belhocine, Edward Still, Rik De Mil et Hans Cornelis partagent ce point commun d'avoir eu l'opportunité de faire décoller leur carrière d'entraîneur dans le Pays Noir. Une série assez remarquable à l'heure où trouver son nouveau coach en allant le débaucher chez un concurrent direct est devenu monnaie courante.

Ne nous faites pas dire ce que nous n'avons pas écrit : Charleroi ne se lance pas complètement à l'aveugle à chaque changement d'entraîneur. Yannick Ferrera avait emmagasiné une précieuse expérience avec Michel Preud'Homme et Francky Dury, Felice Mazzù était en pleine ascension au White Star Woluwe, Karim Belhocine avait déjà joué les intérimaires à Courtrai et à Anderlecht, Edward Still avait travaillé pendant six ans aux côtés d'Ivan Leko, Rik De Mil avait montré des choses intéressantes au Club de Bruges et à Westerlo, tandis qu'Hans Cornelis avait pour lui cette expérience à Lokeren et ces trois premiers matchs prometteurs à la tête des Zèbres.

Il n'empêche que faire confiance à autant d'entraîneurs novices comme T1 au plus haut niveau est assez remarquable. Seraient-ils plus conciliants qu'un Hein Vanhaezebrouck parfois évoqué en coulisse au moment de définir les exigences du mercato ? Ce n'est pas impossible, mais cela relève de la cuisine interne. Et cela ne doit pas amoindrir les mérites du board carolo : faire des paris sur l'avenir sur quelques joueurs du noyau est une chose, en faire avec un entraîneur principal en est une autre.

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