La dure réalité de la défaite d'Anderlecht à Gand : un scénario inévitable et récurrent
Photo: © photonews
Anderlecht n'a pas de banc sur lequel s'appuyer. Aucun remplaçant capable de tuer un match, de le faire basculer ou simplement d'assurer la victoire. Dimanche, à Gand, cette faiblesse est devenue douloureusement évidente, alors que les Mauves semblaient pourtant avoir toutes les cartes en main.
Besnik Hasi a dû puiser profondément dans son effectif pour le déplacement des Mauves à La Gantoise. Pas par luxe, mais par nécessité. L’équipe est décimée par les blessures depuis plusieurs semaines, ce qui l’oblige à faire des choix qu’il préférerait éviter. Marco Kana a été remplacé à la pause comme prévu, Nathan De Cat a dû céder sa place après un choc, et Ludwig Augustinsson est sorti après seulement quelques minutes de jeu.
Et ce n’était pas tout. Thorgan Hazard a lui aussi été relégué sur le banc, tandis qu’Ilay Camara et Mario Stroeykens restent indisponibles. Le onze restant avait de moins en moins de repères. La mince profondeur de banc est devenue visible, tangible… et finalement fatale.
Voilà pourquoi Yasin Özcan et Mihajlo Ilic ont si peu joué
Anderlecht a terminé la rencontre avec Yasin Özcan et Mihajlo Ilic au centre de la défense. Deux joueurs qui ont très peu joué cette saison, justement parce qu’Hasi leur accorde rarement sa pleine confiance. Cela en dit long sur l’état de l’effectif quand ce sont eux qui doivent défendre les derniers instants du match.
Après la pause, Besnik Hasi a tenté un passage en défense à trois, logiquement pour protéger l’avantage. Mais la manœuvre a eu l’effet inverse : les relances étaient trop rapides et trop approximatives, la possession revenait immédiatement à Gand et mettait Anderlecht sous pression. Ilic et Özcan ont démontré pourquoi Hasi ne leur fait pas confiance et pourquoi Kana est si important : ils manquent de qualité technique pour organiser le jeu.
Un scénario inévitable, qui se répète
Au milieu de terrain, toute présence s’est effacée. Devant, personne n’arrivait à conserver le ballon, aucun point d’appui, aucun relais pour calmer le jeu. Gand l’a senti et a continué à pousser, tandis qu’Anderlecht reculait progressivement. C’est un scénario récurrent cette saison : l’équipe de base est correcte, mais elle ne supporte presque aucune défaillance. Le scénario se répète presque mécaniquement.
Que Luis Vázquez — en passe de rejoindre Getafe — ait été aligné en dit long également. Il était le seul attaquant doté d’un peu de taille et de puissance, mais même lui s’est montré insuffisant. Le verdict est clair : sans qualité technique sur le banc, Anderlecht ne peut pas gérer ses matches, surtout face à une équipe qui maintient la pression.
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