Edito Cette Squadra verra la Ligue des Nations B avant de revoir une Coupe du Monde...

Cette Squadra verra la Ligue des Nations B avant de revoir une Coupe du Monde...
Photo: © SC

On en serait presque venu à éprouver de la pitié pour le public italien ce vendredi, s'il n'avait pas eu une attitude qui nous pousse à retenir tout élan de sympathie, entre huées lors de l'hymne belge et, apparemment, cris racistes en direction de Romelu Lukaku. Notre petit doigt nous dit que de toute façon, vu l'état de la Squadra, c'est de Houdini plutôt que de Mancini dont l'Italie a besoin.

"Il n'y a que Kate Moss qui est éternelle" : les mots sont de Stromae dans son fameux morceau "Tous les mêmes", et bien sûr, on se doit de rappeler à notre maestro belge que Rome n'a pas volé son nom de Cité Éternelle non plus. Mais malheureusement pour celle qui fut un temps caput mundi, capitale du monde, elle n'est plus capitale du football depuis que la Squadra Azzurra a manqué trois Coupes du Monde d'affilée.

Et au vu du spectacle proposé par l'Italie pour ces retrouvailles avec son public, même un tel géant du football pourrait bien ne pas être éternel. La classe à l'italienne, déjà, en a pris un coup dès l'avant-match avec un hymne belge copieusement hué - on ne se rappelle pas d'une telle attitude en 2024, comme si la déception et la douleur devaient pousser à l'irrespect.

Tristement moins étonnant, les cris racistes lancés par une partie des travées vers Romelu Lukaku, venant apparemment d'une poignée de supporters de la Lazio Rome, qui doivent mal voir le fait que la Squadra n'ait jamais compté autant de joueurs de couleur.

Les huées au coup de sifflet final, par contre, on les comprend. Certes, la seconde période aura été un peu meilleure, que cela soit grâce à des retouches de Roberto Mancini dans le vestiaire ou à cause d'une baisse de régime inexplicable des hommes de Mark Van Bommel. Mais dans son ensemble, cette Italie a montré des faiblesses très inquiétantes.

L'Italie doit se méfier... de la Ligue des Nations B

Roberto Mancini le sait, il a du pain sur la planche. Champion d'Europe avec un groupe en fin de cycle mais qui comptait encore dans ses rangs quelques fuoriclasse, il doit être bien conscient que dans son noyau actuel, il n'en a peut-être qu'un seul à sa disposition : Gianluigi Donnarumma, déjà présent à l'époque. Calafiori, Cambiaghi, Barella, Kean sont de bons joueurs, mais pas faits de l'étoffe avec laquelle on brode une étoile sur un maillot.

Et si cette Ligue des Nations est en un sens le "laboratoire" idéal pour que l'alchimiste Mancini trouve la formule idéale, et ramène enfin la Squadra Azzurra au premier plan, on ne saurait que lui conseiller de ne pas négliger cette compétition, car l'Italie se retrouve déjà dans une position compliquée avant de se déplacer en Turquie. Une défaite à Bursa, où elle se rend lundi, et elle se retrouvera lanterne rouge. Le spectre d'une "relégation" en Ligue des Nations B planera alors. Et le déclassement continuerait...

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