Interview Charleroi veut faire mieux qu'en 1993 : "Même à l'époque, perdre en finale était frustrant"
Florent Malice
Florent Malice
| 0 réaction

Marco Casto a connu la finale de 1993 : "Charleroi ne jouait pas le top 6, mais perdre en finale était frustrant"

Charleroi veut faire mieux qu'en 1993 : "Même à l'époque, perdre en finale était frustrant"

Comme chaque année désormais, ce sera "Objectif Coupe" pour le Sporting Charleroi. Histoire de faire mieux que la finale de 1993, que Marco Casto a connue : l'ancien pilier des Zèbres raconte.

La référence carolo en Coupe de Belgique commence à dater : une finale en 1993, que Marco Casto et ses équipiers vivaient comme un événement à l'époque, loin de se douter que 25 ans plus tard, ce serait un objectif sérieux. "C'était un peu la cerise sur le gâteau pour un groupe très soudé qui avait vécu énormément de choses. On était une bande de potes et c'est comme ça qu'on l'a vécu", se rappelle Casto pour Walfoot. 

Mais arriver en finale de manière surprenante n'enlève pas la déception. "Bien sûr qu'on était déçus (défaite 2-0 contre le Standard, nda) ! Ce n'est pas parce que Charleroi ne jouait pas le top 6 à l'époque que nous n'étions pas là pour gagner ce match. La deuxième place, c'est celle du con, comme on dit toujours", sourit Marco Casto. "On se rappelle du vainqueur. Et au vu du déroulement du match, avec ces fautes sur Olivier Suray ... il y avait de la frustration, bien sûr". 

L'équipe de la finale de 1993 (crédits : site officiel du Sporting Charleroi). 

"Un club ambitionne toujours de remporter des trophées un jour, peu importe où il se trouve, dans quelle situation", pointe l'ancien défenseur. "Et le top 6, ce n'est pas un trophée ! C'est bien pour remplir les caisses, mais ça ne donne rien, pas de ticket européen assuré. Et si on se rappelle d'une performance comme celle de 1993 quand c'est inattendu, il faut avouer qu'en général, on oublie aussi un finaliste". 

Un meneur d'hommes à la Waseige 

Une personnalité avait bien sûr joué un grand rôle dans ce parcours des Zèbres : Robert Waseige, un meneur d'hommes sans pareil. "C'était plus qu'un meneur d'hommes. C'était quelqu'un qui savait tirer le meilleur de chacun de ses joueurs. C'était un fédérateur et il nous faisait aller chercher tout ce qu'il y avait en nous", affirme Casto en forme d'hommage à son ancien entraîneur, décédé en juillet dernier. 

Robert Waseige, Georges Heylens, Georges Leekens, plus récemment Felice Mazzù : les Zèbres ont souvent eu à leur tête des meneurs d'hommes. "Karim Belhocine a ce profil et les qualités pour y arriver également, c'est quelqu'un qui sait motiver un groupe et qui fait du bon travail jusqu'ici". En Croky Cup, on sait que le mental est primordial. 

Mais ce qui a joué en 1993 était un soutien populaire infaillible. "On parle souvent de douzième homme et à l'époque, c'était incomparable ! On a joué principalement des équipes de D1 sur notre route vers la finale, et le stade était complet à chaque fois. Ce n'est plus le cas", regrette Marco Casto. "Pourquoi ? C'est la bizarrerie du foot. Alors qu'on pourrait penser que jouer comme cette saison, être dans le top, remplirait le stade pour les chocs en Coupe, ce n'est pas le cas. Même quand le club était deuxième à l'époque", souligne-t-il également. "Peut-être le public s'identifie-t-il moins à l'équipe qu'en 1993 où tout le monde était du coin, à peu près. Mais il y a aussi les retransmissions télé, le fait que ce soit en semaine ...". 

Ce mardi soir, le Mambourg ne devrait en effet pas être complet pour la réception de La Gantoise. Espérons pour les Zèbres que le public présent saura les porter ... 

Corrigeer
Une erreur dans l'article ci-dessus? Annoncez le ici!

Recevez les articles de votre équipe préférée par mail

Plus d'infos

Plus d'infos