Interview "'On va gagner, pour moi, c’est du 50-50" : Emile Mpenza pense que la Belgique est capable de battre l’Espagne

Nicolas Baccus
Nicolas Baccus, journaliste football
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"'On va gagner, pour moi, c’est du 50-50" : Emile Mpenza pense que la Belgique est capable de battre l’Espagne
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Emile Mpenza s’est entretenu avec Walfoot.be avant le quart de finale des Diables Rouges face à l'Espagne. Pour lui, la Belgique est capable de s’imposer et les chances sont réparties équitablement.

La Belgique a été très efficace dans les moments importants face aux États-Unis. Est-ce que cette équipe a montré qu’elle pouvait aller loin ?

Oui, je le pense. Je dis à tout le monde qu'on va gagner contre l'Espagne. On va gagner. Les équipes africaines, on ne les voyait même pas passer les poules, mais elles sont presque toutes passées. Elles ont ensuite perdu par manque d'expérience. C'est-à-dire de continuer à jouer offensivement et de ne pas se contenter d’avoir marqué puis de défendre. C'est juste ça qu'on peut reprocher aux équipes africaines. Sinon, elles ont fait du bon boulot. Le Sénégal n'a pas fait du mauvais football contre la Belgique. Seulement 10 minutes, ce qui a permis à la Belgique de marquer. Le Cap-Vert c'est magnifique. Il n’y a plus de petites équipes.

Emile Mpenza

Tu es donc confiant pour la Belgique face à l’Espagne ?

Oui. Ils ne doivent pas avoir peur de l’Espagne. Ils doivent jouer. Pour moi, c’est du 50-50.

Romelu Lukaku a marqué en fin de match. Comment le trouves-tu dans ce tournoi, en tant qu’ancien numéro neuf ?

Très bien. Il n’est pas encore parfaitement affûté, il n’a presque pas joué la saison passée, mais malgré ça, à chaque fois qu’il entre, il est là. Il est au bon endroit, au bon moment. Il va être très important pour la suite du tournoi. Si la Belgique peut compter sur lui, on peut aller loin. 

Est-ce qu’il doit rester dans ce rôle de supersub ?

Oui, parce qu’aujourd’hui, il ne peut pas encore jouer 90 minutes. Mais il peut apporter énormément dans ce rôle-là.

Est-ce que la Belgique a envoyé un message aux favoris ?

La Belgique n’a peut-être pas le meilleur football du Mondial, mais elle est là. Elle montre qu’elle est toujours présente. On se souvient aussi que contre la France, la Belgique avait eu la possession mais avait perdu. J’espère que cette année sera vice versa.

belgique USA mars 2026
© photonews

Quel est ton homme du match ? Et le joueur qui t’a le plus déçu ?

Ngoy. Pour moi, la paire défensive avec Ngoy et Mechele, c’est magnifique. J’adore. Il a fait une erreur, mais les gens oublient son âge (23 ans). Ce genre d’erreur, il ne la fera plus avec l’expérience. On ne s’attendait pas forcément à avoir une défense aussi solide. Il faut les laisser jouer ensemble le plus longtemps possible. Ils se comprennent. Je pense qu'on ne verra pas de buts en profondeur. Il est là. Il couvre bien Mechele, qui joue avec son expérience de placement. C’est une belle paire.

Si tu devais résumer le match face aux États-Unis en un seul mot, lequel choisirais-tu ?

Gestion. Parce que même quand les États-Unis sont revenus dans le match, la Belgique n’a pas paniqué. Ils ont fait le travail en deuxième mi-temps.

L’histoire Balogun ? Oui, ils n’ont pas paniqué. Ils ont très bien géré leurs émotions.

Est-ce que la victoire arrachée contre le Sénégal a booster le groupe ?

Oui, clairement. Ça a fortifié les bases du groupe. Ils peuvent maintenant se lâcher et défier l'Espagne. Qui aurait cru qu’ils allaient gagner à dix minutes de la fin ? Personne. Ce genre de victoire renforce un groupe. Ils ont vu qu’ils étaient capables de renverser une situation difficile.

Jérémy Doku était considéré comme le facteur X de ce Mondial. Comment analyses-tu son tournoi ?

C’est dur pour lui. Peut-être qu’il est fatigué. Il y a eu les voyages, la naissance de son fils, tout ça peut laisser des traces. La naissance de son fils est arrivée au bon moment pour lui personnellement, mais peut-être au mauvais moment sportivement. Aujourd’hui, il n’est pas encore le Jérémy Doku que tout le monde attend. J’espère qu’il va trouver les solutions contre l'Espange. Et s’il le fait, on oubliera tout ce qui s’est passé avant.

L’Espagne n’a toujours pas encaissé de but dans ce tournoi. La Belgique peut-elle faire sauter ce verrou ?

C’est pour ça que je dis qu’il faut marquer. Si tu joues seulement avec De Ketelaere, ce sera très difficile. J’espère que l’entraîneur trouvera la bonne solution offensivement.

Que penses-tu du travail de Rudi Garcia avec la Belgique ?

Il faut regarder les résultats. Tout le monde peut critiquer les choix d’un entraîneur, mais est-ce qu’on est mieux placés que lui pour dire ce qu’il aurait dû faire ? Non. Ses choix ne sont pas toujours ceux que tout le monde veut, mais tant que les résultats sont positifs, c’est qu’il a fait les bons choix.

Impossible de parler de l’Espagne sans évoquer Lamine Yamal. À quel point peut-il être important dans ce match ?

C’est un joueur capable de changer un match. Les grands joueurs n’ont pas besoin de dix ou quinze occasions. Une seule occasion peut suffire. C’est pareil avec des joueurs comme Mbappé, Kane ou Messi. Certains pays ont des joueurs capables de faire basculer une rencontre.

Yamal Lamine
© photonews

Est-ce que ce quart de finale peut être son déclic dans le tournoi ?

Il fait un beau tournoi. On attend de le voir faire ce qu’il fait avec Barcelone. Mais il ne faut pas oublier son âge. Il n’a même pas encore 21 ans. Il faut le laisser grandir comme Ngoy. C’est un talent pur, mais il faut lui laisser du temps.

Dans cette équipe d’Espagne, y a-t-il d’autres joueurs qui te font peur ?

Non. C’est une bonne équipe, avec beaucoup de joueurs du Barça qui se connaissent très bien. Mais moi, ils ne me font pas peur. J’y crois pour la Belgique.

Pour toi, l’Espagne n’est donc pas favorite ?

Non, pas spécialement. Les favoris, c’est souvent basé sur ce que l’Espagne a fait dans le passé. On est en 2026. Aujourd’hui, il faut regarder le niveau actuel. Les favoris, ça n’existe plus vraiment.

Retrouvez prochainement la toute fin de l’interview, dans laquelle Emile Mpenza parlera du Standard de Liège. La première partie est à retrouver sur notre site web

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