Analyse Les "kets" qui reviennent au bercail, du lourd à domicile : ce qu'il faut retenir du tirage d'Anderlecht

Florent Malice
Florent Malice, suiveur du RSC Anderlecht
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Les "kets" qui reviennent au bercail, du lourd à domicile : ce qu'il faut retenir du tirage d'Anderlecht
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Anderlecht connaît le programme qui l'attend en Europa League. Quatre beaux matchs à domicile, quatre déplacements fort variés : on revoit ça en cinq points.

De belles affiches au Lotto Park... mais combien de points ? 

Il y a deux façons de voir les matchs à domicile en Coupe d'Europe. Tout d'abord, comme une façon de faire le plein de points : recevoir des adversaires prenables, que vous devez en théorie battre pour assurer entre 9 et 12 points. À titre d'exemple, 9 points ont suffi la saison passée en Europa League pour finir dans le top 24, et il n'en fallait "que" 16 pour être dans le top 8 : faire carton plein à la maison est donc une belle base.

Openda Lois
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Mais il y a aussi l'autre option : s'offrir de très belles affiches à la maison, des soirées de gala pour que le public fasse la fête. Le Sporting d'Anderlecht vivra plutôt cette deuxième option. Vu que le Lotto Park aurait été soldout quel que soit l'adversaire, ce n'est pas financièrement très important, mais c'est toujours agréable.

Le problème, c'est qu'avec les réceptions de l'Olympique Lyonnais, du RB Salzbourg, de Sunderland et d'Hoffenheim, les Mauves auront du pain sur la planche. Même le plus "modeste" de ces adversaires, Salzbourg, n'est pas une sinécure - mais Autrichiens avaient vécu une phase de ligue compliquée en Europa la saison passée, ne prenant que 6 points. Prendre entre 9 et 12 points à la maison serait une superbe performance. 

Des déplacements paradoxalement abordables 

C'est le paradoxe du RSCA dans ce tirage : les déplacements des Bruxellois seront plus abordables que les matchs à la maison. Quand on se rappelle des belles performances d'une équipe en apparence plus faible à la Real Sociedad et au Slavia Prague, on imagine assez bien les hommes de Vitor Bruno, intraitables en Europe pour l'instant, aller chercher quelque chose au Dinamo Zagreb, au Jagiellonia Bialystok ou encore à l'OFI Crète. 

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Pour aller chercher le top 8, qui est un objectif ambitieux mais pas totalement hors de portée, ce sera de toute façon important. Il ne faudra pas forcément se contenter d'un partage à l'extérieur. Quant aux supporters, ils peuvent se réjouir : Zagreb et Bialystok sont des destinations originales et abordables, où l'ambiance sera fantastique, et la Crète a des airs de vacances. Et puis, bien sûr, il y a ce choc au Vélodrome...

Marten Winkler sera ravi : les Mauves iront à l'OM

Tout le monde à Anderlecht rêvait bien sûr d'un gros déplacement en provenance du chapeau 1, et il y avait de belles options. L'idéal était d'éviter l'Olympiakos ou l'AZ Alkmaar, nettement moins excitants (même s'il aurait alors été plus simple d'y faire quelque chose). Au final, ce ne sera pas l'Italie dont rêvait Colin Coosemans... mais bien Marseille, que citait Marten Winkler. 

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Un déplacement qui combine peut-être le meilleur de plusieurs mondes. Tout d'abord, c'est clairement une belle affiche, qui satisfera la direction, les joueurs et les supporters. Ensuite, c'est l'assurance d'une ambiance de folie au fameux Vélodrome - et même du côté de la presse, on se réjouit de vivre ça. Et puis, sans manquer de respect à un OM qui reste très solide, il paraît plus faisable d'aller y chercher un résultat (même si ce n'est qu'un point) qu'à Milan ou Turin...

Plusieurs kets de Neerpede, dont un que le public a peut-être oublié !

Vitor Bruno a évoqué, après la qualification face au Kairat Almaty, un article (de La Dernière Heure) qui l'a marqué cette semaine : celui évoquant le nombre de jeunes formés à Neerpede au sein du championnat belge. Chaque club de D1A en compte en effet au moins un à l'exception de Saint-Trond et du Club de Bruges. 

Le coach portugais découvrira donc avec plaisir que parmi les adversaires européens du RSCA, presque chaque équipe compte également un "ket" passé par Neerpede. Le club s'est d'ailleurs empressé de leur donner rendez-vous. Bien sûr, LE retour très attendu au Lotto Park sera celui de Nathan De Cat : qu'Anderlecht rejoue Hoffenheim à la maison, deux ans après avoir déjà affronté le club allemand et alors que son prodige vient d'y signer, est presque trop beau pour être vrai.

Sadiki Noah
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Mais Julien Duranville reviendra également à Bruxelles avec l'OL (dommage pour Orel Mangala fraîchement parti à Getafe), tandis qu'avec Sunderland, ce sont deux anciens de la maison qui retrouveront le Lotto Park. Nilson Angulo sera accueilli par une ovation ; on ne parierait pas la même chose concernant Noah Sadiki, en froid avec le public mauve depuis sa signature à l'Union.

Et à l'extérieur aussi, il y aura des retrouvailles. Pas à Marseille (Mbemba et Murillo sont partis), ni - sans surprise - au Dinamo Zagreb et au Jagiellonia Bialystok... mais bien à l'OFI Crète, où évolue un certain Aaron Leya Iseka. Après un parcours sinueux, le frère de Michy Batshuayi, formé à Anderlecht où il a disputé 19 matchs en équipe A, est revenu en Grèce à l'été 2025. 

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