La recette miracle de l'Union : contre Viktoria Plzen, les absents n'ont pas manqué
Photo: © SC
Contre Viktoria Plzen, l'Union n'a pas semblé souffrir de l'absence de nombreux joueurs. Au Parc Duden, celui qui reçoit sa chance sait exactement ce qu'il doit faire. Une recette miracle presque impossible à reproduire ailleurs.
L’Union Saint-Gilloise devait composer sans Kevin Mac Allister, Ross Sykes, Adem Zorgane, Kamiel Van de Perre et Raul Florucz jeudi soir en République tchèque. Mais au vu de la prestation bruxelloise, leur absence ne s’est pas vraiment fait ressentir.
Les remplaçants, doublures ou successeurs – peu importe le terme – ont une nouvelle fois parfaitement saisi leur chance. À commencer par Sylla, encore très convaincant. À l’Union, personne ne semble d’ailleurs encore regretter Christian Burgess, malgré son statut de légende du club…
L’Union et sa recette magique
C’est l’une des grandes forces de l’Union : même lorsqu’elle doit changer plusieurs éléments, son niveau de jeu ne baisse pratiquement pas. Rob Schoofs a lui aussi profité de l’occasion pour se mettre en évidence, allant même jusqu’à porter le brassard de capitaine.
"Nous avons de très bons joueurs et c’était à nous de montrer au coach qu’il pouvait également compter sur nous", expliquait Rob Schoofs après la rencontre.
"Quand vous avez l’occasion de vous montrer, vous devez la saisir. Je pense que nous l’avons fait ce soir. Nous avons livré un bon match et nous avons toujours cherché à jouer vers l’avant. Ce n’était pas simple, mais nous avons bien géré la situation."
Une nouvelle affiche compliquée attend déjà les Bruxellois dimanche, avec un déplacement à l’Antwerp.
"Nous devons gagner là-bas pour poursuivre notre bonne série. Peu importe qui joue. L’essentiel est que toute l’équipe conserve le même état d’esprit", concluait le milieu de 32 ans.
Un défenseur de Plzen chez le psy
Karel Spacil, lui, a vécu une soirée particulièrement pénible face à l’Union. Le défenseur de Viktoria Plzen a été remplacé à la pause, après une première période durant laquelle il a énormément souffert.
"Il faudrait l’envoyer chez le psychologue à la pause et lui éviter la suite de ce match. Il expose avec enthousiasme toutes les lacunes qu’il possède, avait ironisé l'un des commentateurs de Sporza Live. C’est très difficile pour Viktoria Plzen. Si c’était de la boxe, il n’y aurait pas eu de deuxième round et la chaîne aurait dû trouver un autre programme en urgence."
"Une véritable régalade"
Les analystes étaient eux aussi sous le charme de la prestation unioniste. Arnar Vidarsson résumait la domination bruxelloise en quelques mots : "L’Union joue au rythme de la Ligue des champions et Viktoria Plzen n’arrive pas à suivre."
"C’est un ensemble complet, c’est vrai. On s’est vraiment régalés, on aurait presque pu sortir le popcorn, affirmait Riet Maes, gardienne de l'équipe féminine de La Gantoise et invitée comme consultante. Autant de verticalité, une telle qualité de passes, un rythme pareil… Le premier quart d’heure était déjà particulièrement bon et nous avions compris qu’ils allaient nous montrer quelque chose. J’ai été impressionnée. Schoofs a également livré une très bonne première période."
Et c’est peut-être cela, au fond, qui définit le mieux l’Union. Même lorsqu’un joueur est absent, un autre semble toujours prêt à prendre le relais. Sylla qui se révèle précisément au moment où l’équipe en a besoin ? Cela rappelle les propos tenus par Kamiel Van de Perre dans le podcast MidMid une semaine plus tôt : à l’Union, chaque joueur bénéficie d’un plan clair et pensé sur le long terme.
Et quand le moment vient, il sait exactement ce qu'il doit faire. Une méthode difficile à reproduire ailleurs… et qui conserve quelque chose de presque magique.
Inscrivez-vous maintenant à la newsletter de Walfoot
