"J'avais les larmes aux yeux" : la clause qui a précipité le départ de Christian Burgess de l'Union
Photo: © photonews
C'est déjà l'un des transferts chocs de cet été : Christian Burgess qui quitte l'Union Saint-Gilloise pour rejoindre La Gantoise. L'ancien capitaine des Saint-Gillois n'a pas réussi à trouver d'accord avec la direction sur un nouveau contrat. Il dévoile quelques détails des négociations.
Un an après Anthony Moris, c'est un nouveau pilier du vestiaire unioniste qui a quitté le Parc Duden presque la mort dans l'âme ; Christian Burgess témoignait (et témoigne toujours) une affection non feinte pour le club mais faisait face à une impasse dans les discussions avec la direction pour un nouveau contrat.
C'est que le borard unioniste a ses plans contractuels : capitaine ou non, on ne déroge pas à la règle. Si l'écart est trop important entre ce que l'Union a à offrir et ce que le joueur réclame, cela aboutit à une séparation. Ce qui vaudra à Burgess de revenir au Parc Duden avec le maillot de La Gantoise sur le dos.
L'un des détails qui a compliqué les discussions a été la volonté d'insérer une clause permettant de partir après une prolongation de contrat, en cas d'offre très avantageuse. "Cette clause – pas gratuite, mais pour une somme modique – a été initialement proposée par l'Union. Aux alentours du mois de mars", explique le défenseur anglais au Nieuwsblad.
Christian Burgess coincé entre deux chaises
"Si je resignais à ce moment-là, je pouvais encore partir cet été. Intéressant. C'est pourquoi nous avons demandé si cette clause pouvait finalement être gratuite, activable avant le 31 mai. Nous n'avons pas trouvé d'accord immédiatement. Les négociations ont piétiné car nous étions concentrés sur le sportif pendant les Playoffs", poursuit Burgess.
Le temps commençait à presser : "Ensuite, il ne nous restait qu'une semaine, car le club voulait connaître ma décision avant le 29 mai. Ce qui signifiait que si je prolongeais, je ne pouvais utiliser cette clause que pendant deux jours. Après le 31 mai, elle ne serait plus gratuite et je ne pourrais partir que pour une certaine somme – leur idée initiale, en tout cas. Mais au bout d'un moment, ils ont décidé que cette clause n'était plus une si bonne idée. Nous l'avons accepté. L'essentiel était que nous n'arrivions pas à nous entendre sur le plan financier".
Un appel pour entériner la fin de la collaboration
L'Union n'a pas fait d'exception, même pour son capitaine : "Le club a maintenu sa position. La grille salariale est stricte. J'ai également eu cette conversation avec Alex Muzio. Il n'y a absolument aucune animosité de part et d'autre. Je comprends que le football est un business. L'Union a de bonnes raisons pour ce système et il lui réussit. Qui suis-je pour dire qu'ils ont tort ?".
Quand vint la date butoir, ce fameux 29 mai, Christian Burgess a donc dû confirmer à la direction que leurs chemins allaient se séparer : "C'était très émouvant. J'étais très nerveux à l'idée de passer cet appel et je n'arrêtais pas de le repousser. J'étais assis à table avec ma femme, les larmes aux yeux". Christian Burgess a ainsi dit au revoir à l'Union les yeux embués mais sans animosité, respectueux du fait que le club se tienne à sa ligne de conduite malgré le changement de dimension de ces dernières années.
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