Mark Van Bommel tranche le débat de la langue chez les Diables : "Les critiques, j'y suis préparé"

Loïc Woos
Loïc Woos, journaliste football
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Mark Van Bommel tranche le débat de la langue chez les Diables : "Les critiques, j'y suis préparé"
Photo: © SC
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Le débat sur la langue parlée dans le vestiaire des Diables en sera-t-il un pour Mark Van Bommel ? Visiblement non. Le Néerlandais estime que seuls des résultats positifs mettront tout le monde d'accord et assure que "rendre le pays heureux" est son seul objectif.

Présenté en tant que nouveau sélectionneur des Diables Rouges ce vendredi au Proximus Basecamp de Tubize, Mark Van Bommel a donné sa première conférence de presse, dans laquelle il est notamment revenu sur les raisons qui l'ont poussé à accepter l'offre de Rudi Garcia.

Le Néerlandais de 49 ans a également été interrogé sur quelques sujets plus "touchy", dont le cas Thibaut Courtois, qui ne veut pas jouer la Ligue des Nations. Mais ce n'est pas le seul.

Le départ de Rudi Garcia, et plus globalement son passage sur le banc de la sélection, a soulevé une nouvelle fois le débat de la langue que devait parler le sélectionneur dans un pays trilingue. Mark Van Bommel n'est pas familier avec le français, mais il a tout de même su répéter ce que Vincent Mannaert avait déclaré dans la langue de Molière en introduction, à propos du nouveau cycle dans lequel entrait la Fédération.

Mark Van Bommel ne veut pas s'encombrer avec le débat sur la langue parlée chez les Diables

Questionné quelques minutes plus tard, l'ancien du PSV, du Barça et de l'AC Milan, vainqueur du doublé Coupe-championnat en tant qu'entraîneur de l'Antwerp, a quelque peu évité le sujet, assurant que les résultats sportifs étaient plus importants que la langue parlée par le sélectionneur.

"Vais-je apprendre le français ? Vous savez, j'y ai réfléchi. Ici, on parle trois langues : le néerlandais, le français et l'allemand. Mais si la Belgique gagne, tout le pays est content, non ? Donc même si on parle plusieurs langues, on va le faire tous ensemble. Et en tant que sélectionneur national, mon unique but est de rendre le pays heureux. La langue, elle m'importe peu."

Van Bommel ne semble donc pas décidé à l'apprendre tout de suite et pourrait être critiqué pour cela. "J'y suis préparé, les critiques font partie intégrante de la vie d'un sélectionneur national. Elles ne me dérangent pas, pourvu qu'elles soient étayées par des arguments solides. Autrement, elles ne m'intéressent pas. L'attention médiatique est énorme. Ce poste a une dimension internationale, et c'est ce qui le rend aussi excitant", a déclaré Mark Van Bommel.

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