Analyse "L'Union peut quasiment prédire l’avenir grâce ses 'inquiétants' fichiers Excel"
L’Union Saint-Gilloise a une nouvelle fois dû reconstruire son équipe cette saison après le départ de plusieurs joueurs importants. Cette fois, en revanche, l’entraîneur est resté en place, ce qui constitue une nouveauté par rapport aux saisons précédentes.
Même si certaines choses n'ont pas changé à l'ombre du Parc Duden, avec le départ de nombreux cadres et de nouveaux arrivants qui semblent déjà prêts à prendre la relève, l'entraîneur, lui, est resté en place. Une nouveauté par rapport aux dernières saisons. On a fini par s'y habituer, mais le club bruxellois a pris l'habitude de toujours avoir un coup d'avance.
Kjell Scherpen, Christian Burgess, Mohammed Fuseini, Anan Khalaili, Promise David… Les meilleurs joueurs de l’Union la saison dernière sont particulièrement convoités. Plusieurs éléments ont déjà quitté le stade Joseph Marien, tandis que d’autres restent très sollicités, alors que le mercato estival entre dans sa dernière ligne droite. Une nouvelle reconstruction semble donc inévitable pour les Unionistes.
Pourtant, le club a l’habitude de ce scénario. Depuis plusieurs années, l’Union Saint-Gilloise voit partir ses meilleurs éléments et parvient systématiquement à reconstruire une équipe compétitive. Ceux qui pensent que cette saison, ce sera différent, pourraient bien être surpris.
Une méthode de recrutement qui fonctionne
Il faudra bien, un jour ou l’autre, que les "Apaches" connaissent une saison moins réussie. Mais leur système de recrutement et de scouting semble parfaitement fonctionner. Le club va chercher des joueurs dont le grand public n’a parfois jamais entendu parler, leur permet de progresser et les revend ensuite plusieurs millions d’euros après les avoir révélés au plus haut niveau.
Le modèle est finalement assez simple : acheter au bon moment et vendre au bon moment. L’Union privilégie les joueurs qui disposent encore d’une importante marge de progression et se sépare de ceux dont la valeur marchande est probablement arrivée à son sommet. Ce fonctionnement, mis en place depuis un peu plus de cinq ans au stade Joseph Marien, porte clairement ses fruits.
L’Union peut-elle vraiment prédire l’avenir ?
Sur De Pro-League-nostiek, Lukas Lelie, supporter de La Gantoise, s’est amusé de cette capacité de l’Union à dénicher les bons profils. Il a notamment plaisanté sur le cas de Christian Burgess, aujourd'hui dans son club, mais qui s’est imposé comme un joueur important malgré son caractère parfois explosif.
"Il existe une loi dans le football belge : il ne faut pas acheter les joueurs de l’Union", lance-t-il avec humour. Selon lui, grâce à leurs "datas flippantes", les recruteurs unionistes savent à l'avance quand un joueur va bientôt perdre de sa valeur. "Ils connaissent l’avenir. Tout se trouve déjà dans leurs fichiers Excel", ironise-t-il.
La méthode unioniste semble également avoir un effet particulier sur les entraîneurs. David Hubert est cette fois resté en poste, mais plusieurs de ses prédécesseurs ont connu des difficultés après leur passage dans le sud-ouest de la capitale.
Rien que sur la saison écoulée, Alexander Blessin a connu la relégation avec Sankt Pauli avant d’être licencié. Karel Geraerts a été remercié à Reims, pensionnaire de Ligue 2 française, tandis que Sébastien Pocognoli a vu son expérience à Monaco être écourtée (même s'il a rebondi depuis ce dimanche à la tête de la sélection écossaise, ndlr). Felice Mazzu a également été limogé par OH Louvain.
Un constat qui interpelle : pour Geraerts comme pour Mazzu, ce n’était d’ailleurs pas la première fois qu’ils étaient remerciés depuis leur passage à l’Union. Comme si le fonctionnement particulier du club bruxellois permettait aux entraîneurs de bénéficier d’un environnement unique, dans lequel ils peuvent pleinement exprimer leurs qualités.
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