Radja Nainggolan reste toujours cash : "Je cours davantage que beaucoup de jeunes joueurs"

Johan Walckiers
Fabien Chaliaud et Johan Walckiers
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Radja Nainggolan reste toujours cash : "Je cours davantage que beaucoup de jeunes joueurs"
Photo: © photonews
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Radja Nainggolan a désormais 38 ans, mais l’ancien Diable Rouge n’a toujours rien perdu de sa confiance en lui. Dans une longue interview accordée à "La Gazzetta dello Sport", le milieu de terrain revient sur ses années passées à l’AS Roma et à l’Inter Milan. Et comme on pouvait s’y attendre de la part de Nainggolan, il le fait sans prendre de détours.

Radja Nainggolan évolue aujourd’hui au Patro Eisden Maasmechelen, mais son amour pour l’Italie et surtout l’AS Roma reste intact. Le "Ninja "a porté le maillot romain entre 2014 et 2018 et y est rapidement devenu l’un des chouchous du public. Des années plus tard, l’attachement reste toujours intact.

"J’ai laissé mon cœur à Rome", confie-t-il dans une interview accordée à La Gazzetta dello Sport.

Radja Nainggolan estime même qu’à son meilleur niveau, il aurait encore pu s’imposer dans l’une des deux grandes équipes qu’il a connues en Italie. "Si j’avais encore mon niveau de l'époque, je pourrais toujours jouer à la Roma ou à l’Inter. Je pense que j’aurais ma place dans les deux équipes, comme milieu offensif ou dans l’entrejeu", a affirmé le "Ninja".

"Je ne serais jamais parti de la Roma"

Son départ pour l’Inter, en 2018, reste un sujet sensible. À l’époque, le directeur sportif Monchi avait décidé de se séparer du milieu belge, alors que la Roma avait atteint les demi-finales de la Ligue des champions quelques semaines plus tôt.

"Nous avions une équipe fantastique et nous avions le sentiment que nous pouvions encore progresser. Mais Monchi voulait construire son propre groupe. Je comprends sa logique, mais je ne serais jamais parti de la Roma si ça ne tenait qu'à moi", a tenu à préciser Nainggolan.

À l’Inter, l'Anversois connaît ensuite une belle période sous les ordres de Luciano Spalletti. "Avec ce dernier, j’ai vécu les plus beaux moments de ma carrière. C’est dommage qu’après son départ, les choses ne se soient pas déroulées comme nous l’espérions", regrette Radja Nainggolan.

Puis le successeur de Spalletti, un certain Antonio Conte, lui fait comprendre qu’il ne faisait pas partie de ses plans. Une décision sur laquelle Radja Nainggolan possède encore aujourd’hui sa propre lecture.

"Il m’a immédiatement dit que je ne correspondais pas à son projet et j’ai respecté sa décision. Peut-être qu’il m’en voulait encore d’avoir refusé de rejoindre Chelsea quelques années plus tôt", ironise le "Ninja".

À l’époque, le Belge avait aussi choisi de rester à la Roma, malgré, affirme-t-il, une offre particulièrement lucrative venue de Chine.

"Je suis toujours le même"

Radja Nainggolan réfute également l’idée selon laquelle son mode de vie lui aurait fermé les portes des plus grands clubs.

« J’ai toujours été le même, à 20 ans, à 30 ans et maintenant que j’approche des 40. Je suis heureux avec ma vie. Sur le terrain, j’ai toujours tout donné et j’ai souvent joué malgré les blessures", estime le milieu de terrrain du Patro.

Il rejette aussi l’image d’un joueur susceptible de créer des problèmes dans un vestiaire. "Ce n’est pas vrai, s'indigne-t-il. Tous mes coéquipiers et mes entraîneurs peuvent le confirmer. Je n’ai eu de problèmes avec personne."

"Je profite du moment"

Pour l’instant, Radja Nainggolan préfère ne pas penser à la suite de sa carrière. Au Patro Eisden, il prend encore du plaisir les jours de match, même si son rapport à l’entraînement a quelque peu changé. "Pendant les matchs, je m’amuse toujours. Je remarque même que je cours davantage que beaucoup de jeunes joueurs. Je peux encore prester à un haut niveau. En revanche, j’aime beaucoup moins m’entraîner", rigole-t-il.

Quant au moment où son corps lui imposera de raccrocher, il préfère ne pas y penser :  "Je ne réfléchis pas à ça. Je profite du moment."

Et lorsqu’on lui demande comment il aimerait que le monde du football se souvienne de lui, le personnage reste fidèle à lui-même. "Comme un vrai homme, différent de toutes ces personnes fausses qui l’entourent. Pour le meilleur ou pour le pire, je pourrai toujours me regarder droit dans le miroir", conclut Radja Nainggolan.

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